Fukuoka 2019 – Le sanctuaire Yutoku Inari

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Mardi 2 Avril 2019


 

C’est ma dernière journée à Fukuoka et aujourd’hui je vais dans la préfecture de Saga à moins de cent kilomètres en direction du sud-ouest. Il y a là, dans la ville de Kashima, un sanctuaire extraordinaire, peut-être le plus beau que j’ai encore jamais vu depuis que je visite le Japon : Le sanctuaire Yutoku Inari. En fait, je ne m’attendais pas à une découverte aussi fabuleuse. Mais dès le moment où je suis sortie du bus, j’ai halluciné pendant les deux heures de visite.

Pour aller à Kashima, je prends un train en direction de Nagasaki, le Limited Express Kamome. Cela prend environ une heure pour faire les 80 kms jusqu’à la gare de HizenKashima. Ce train c’est un peu la Roll’s des trains. Pas tellement en terme de standing mais plus en raison du grand confort qu’on y trouve. Les rangées de deux fois deux sièges sont très espacées, et les sièges sont très larges et confortables. On pourrait presque étendre ses jambes sans toucher les sièges devant.

Je prépare toujours à l’avance mes déplacements car même si cela prend un peu de temps, j’en gagne une fois sur place en évitant les difficultés de langage. Rien que de demander une carte des transports des villes ce n’est pas forcément aisé.

Me voilà donc arrivée en gare de Kashima mais  je ne vois aucun bus ni plateforme de bus.

Hum, si j’avais relu mes notes, j’aurais vu qu’il fallait traverser la route en face de la gare.

Je n’avais que quelques minutes pour attraper le bus, dont j’avais trouvé les horaires avant de partir et qui ne part que toutes les heures. Les taxis commençaient à me regarder avec intérêt mais ce n’est pas réciproque car c’est hors budget.

 


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Je cherche, je cherche mais ne trouve aucun bus …. Alors que tout est si simple dans ce pays, je ne comprends pas. Je rentre dans le petit office de tourisme de l’autre côté de la route ( ha quand même !) où une dame se met à courir dans tous les sens pour que vite je ne rate pas mon bus.

Elle m’emmène derrière l’office dans une grande salle déserte. Munie de mes nouvelles brochures j’achète mon ticket aller-retour à 640 yens au guichet puis rentre dans le bus (bien caché) qu’elle m’indique. Un monsieur qui attendait là me dit en anglais que c’est au terminus que je dois descendre. « Shuten », je lui réponds en retour car j’ai bien appris ce mot, à force. Du coup, il croit que je parle japonais et commence tout un speech. Mince, je dois lui dire que pas du tout, désolée !

Une fois au terminus, nous n’étions que deux dans le bus. On s’arrête sur une place déserte où sont affichés les horaires de bus pour le retour dans un local abrité dédié aux passagers.

Et là, le spectacle commence !


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La rue qui mène au temple est de suite là et c’est spectaculaire car elle est bordée de cerisiers en pleine floraison. Il y a tout le long des petits magasins qui commencent à ouvrir mais il n’y a que trois personnes dans cette grande rue.

J’aurais fait des heures de route rien que pour voir  ça.


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Un premier torii immense trône à mi-chemin de la rue. Les petites lanternes roses que l’on voit à chaque printemps sont accrochées tout le long.


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Peut-être est-il encore un peu tôt mais il n’y a vraiment pas grand monde dans la rue. Tant mieux pour moi mais les commerçant ne doivent être aussi satisfaits. Plusieurs échoppes sont fermées.


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Au bout de la rue, les magasins sont un peu plus fréquentés par les visiteurs qui sont un peu plus nombreux par ici.


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Passé le dernier grand torii, je me retrouve en face d’un gigantesque temple, perché sur la colline. A ses pieds, une grande cour dans laquelle on rentre par une énorme porte rutilante. Avant la porte, on passe sur un petit pont rouge au dessus d’un bel étang. Avec tout ça qui s’offre à ma vue, je reste sans bouger, le temps de tout englober. Et puis, je tourne la tête vers la gauche…

Oh bazar, un superbe pont rouge enjambe la rivière. Au fond, les collines sont parsemées de cerisiers en fleur qui font des bouquets roses sur fond vert.

 


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C’est absolument incroyable. je n’ai toujours pas pénétré dans le sanctuaire et j’ai déjà devant moi des paysages somptueux. Bon, je redescends un peu de mon nuage pour me rapprocher de la porte du sanctuaire.

 


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On accède à la grande cour intérieure en passant tout d’abord sur un petit pont rouge juste devant la grande porte.


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Dans le bassin soigneusement aménagé, deux grandes grues à tête rouge font les stars.


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Yutoku Inari fait partie des trois plus grands sanctuaires du Japon dédiés à la divinité Inari, le plus grand étant le Fushimi Inari Taisha de Kyoto avec ses 10000 torii rouges.

Le bâtiment principal (honden) est encadré de deux escaliers. Il y a aussi un coin pour les amoureux visiblement.


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En prenant l’escalier de gauche, on se retrouve la tête dans les fleurs de cerisiers.


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C’est à cette hauteur que se trouve le honden et ses sublimes parures. La terrasse du temple repose sur de gros pilotis de bois et me fait penser au temple Kiyomizu Dera de Kyoto. Mais là-bas il y a beaucoup plus de monde ….

 


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La visite n’est pas finie mais je prends le temps d’admirer le point de vue depuis la terrasse avant de poursuivre.


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Sur la droite, un passage nous conduit vers les hauteurs en empruntant un petit tunnel de torii. il est moins impressionnant que celui de Fushimi Inari mais bien plus praticable !


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Tout est calme ici, il n’y a que de rares personnes qui comme moi savourent les lieux.


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Sur le chemin du retour, j’aperçois à côté des toilettes et du coin fumeur une construction ultra moderne qui abrite un ascenseur mais qui contraste pas mal avec le temple. Les ascenseurs dans ce type de lieu c’est bien mais c’est un peu difficile à caser. Comme au château de Nagoya où il est bien visible et l’esthétique du château a pris un sacré coup. Ici en tout cas il reste un peu à l’écart.


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En retournant à l’arrêt de bus je me fais le film à l’envers : le pont, les cerisiers, le torii, etc…

 


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Je rentre à Fukuoka en me disant qu’il y a des merveilles au Japon qui ne sont pas encore complètement surpeuplées de touristes, en tout cas, pas autant qu’à Kyoto où on se marche dessus.

Je fais l’impasse sur deux-trois endroits pas très loin que je voulais visiter (notamment les trois torii rouges qui rentrent dans la mer à Tara à 20 minutes de train) car sinon je n’aurai pas le temps de visiter Fukuoka dont je n’ai pas vu grand chose.

 

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