Arima onsen – 2012

 

Mercredi 11 avril 2012


 

Je cherchais, pour mon périple, un onsen le plus authentique possible et je suis tombée sur ce village près de kobe, Arima Onsen





Depuis Osaka pas moins de 6 changements de moyens de transport pour arriver à Arima Onsen. Mais le Japon est un pays très organisé, aussi cela ne m’a pris qu’une petite heure et quart pour couvrir tous les trajets, les correspondances se faisant sur le même quai la plupart du temps. Merci Hyperdia !

Arrivée à destination , pluie à torrent …. Bon, on n’peut pas être au top dans l’organisation …Mais … mais je suis équipée de mon ami le parapluie transparent acheté au Mont Koya qui semble ne pas aimer les rafales de vent.





Le village a l’air très sympa. Je retrouve tout ce que j’avais vu sur la vidéo lors de mes préparatifs ( voir en fin d’article) mais le déluge empêche toute visite.

Donc Plan B :

D’abord une pause café dans un bar désert juste en face du bain public du centre le « Kin No Yu ». Musique jazzy, cigarettes, pluie sur la vitre, pour envisager tranquillement mon plan B. Je m’y sens bien, mais « à mandoné » il faut reprendre le rythme du touriste.

 Quelques mètres à gauche du café et trois seaux d’eau plus tard, je pénètre dans un musée plus pour me remettre à l’abri que pour visiter. D’autant que c’est un musée du jouet en bois allemand et donc, franchement, la dernière chose que je voulais voir ici.

Allons, allons, ultra-positive je fais la visite à peu près toute seule dans le musée et j’ai droit à une explication en privée de la part d’une employée sur la sculpture du cheval de bois dans un anglais hyper-approximatif mais avec un sympathique sourire. Je n’ai pas compris grand chose mais je suis toujours preneuse d’un échange avec une personne japonaise.

 


 

La pluie tombant toujours, je me décide à rentrer dans le bain public pour retenter l’expérience du onsen avec mes semblables du genre féminin.



A l’extérieur du bâtiment le coin fumeur et la consigne gratuite à parapluie. Première fois que je vois ce système, une petite mamie me montre comment procéder. Domo arigatô !!

Je prends soin de laisser passer une dame avant moi pour stratégiquement tout bien faire comme elle (maline !!). Elle se déchausse, je me déchausse. Elle place ses chaussures dans un casier-consigne de nouveau gratuit, je fais de même et me voilà déjà riche de deux clés de consigne.






Arghh !! Un distributeur pour acheter son ticket d’entrée …Un peu embêtée sur le choix du bon bouton je lance un appel désespéré du regard vers le personnel et devant mon désarroi on m’explique qu’il faut appuyer sur le bouton gagnant à 330 yens car aujourd’hui c’est moins cher (d’après ce que je crois comprendre des explications de la dame). Puis échange de mon ticket contre une troisième clé-bracelet pour le casier du vestiaire.

Et hop, je suis discrètement une autre cliente et la perds de vue dans les couloirs le temps de prendre quelques photos et de lire les recommandations du bon usage du onsen.





Par bonheur j’avais déjà expérimenté le onsen lors de ma journée à Amami où l’on m’avait expressément signifié de n’entrer que dans le bain des femmes signalé par des rideaux rouges.

Aussi telle une habituée je n’ai pas hésité plus de dix minutes.



 

Une fois dans le vestiaire parmi une bonne quinzaine de femmes de tous ages, j’enlève tout y compris ma pudeur et je la mets avec mes vêtements dans mon casier.

Accès aux bains par une porte coulissante, et je découvre la disposition des lieux avec sur la droite une série de places équipées de tabourets, baquets, savon, shampoing et douchettes puis, sur la gauche, plusieurs bains dont le plus grand est rempli d’une eau opaque fumante et rouge-orangée dans laquelle se détendent quelques femmes tout en tchatchant tranquillement.

Personne ne faisait attention à moi, et je m’en sentais d’autant mieux.

Après m’ être énergiquement lavée ( des amis m’avaient expliqué combien il était important dans les onsens d’apporter un très grand soin à la douche et d’y passer au moins dix minutes ) je me suis glissée plus lentement que je ne l’aurais voulu afin d’être rapidement cachée, dans une eau ultra-chaude.

Je ne reste qu’un quart-d’heure pendant lequel je fais comme mes voisines, soit en restant immergée jusqu’au cou, soit en reprenant une température ambiante plus tolérable en m’asseyant sur le bord.

Il est vrai que c’est une sensation très reposante. On se sent enveloppée de douceur et un peu en apesanteur, le bruit de l’eau s’écoulant de chaque fontaine située en amont de chaque bain et des glou-glous faits par l’eau débordante du bac en aval rajoutant à l’effet relaxant.

L’ambiance est calme et détendue, les femmes restent tranquilles sans rien faire ou discutent doucement. Le tout enveloppé d’une vapeur douce.











Quand je quitte le bâtiment, il pleut encore. Je suis bien réchauffée et décide de faire un petit tour malgré la pluie. Les ruelles sont désertes, détrempées mais il s’en dégage une plus grande authenticité et, tout bien considéré, j’y ai trouvé davantage de sérénité.

Je finis par écourter ma visite pour éviter de chopper la crève et rentre à Osaka en faisant le même jeu de piste qu’à l’aller. Sur Osaka c’est le déluge. J’annule donc mon idée de faire des photos des quartiers animés de nuit et me fais une soirée télé en espérant tomber sur un programme de Beat Takeshi.

 

Voici deux vidéos trouvées sur Youtube qui m’ont donné envie d’aller là-bas :





 

 

 

Intégralité des photos de cette journée :

16° jour – Arima Onsen

Passer au jour suivant : Kyoto Kinkaku-ji et Ryoan-ji

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