Ibusuki (Kagoshima prefecture) 2019

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Vendredi 29 Mars 2019


 

Aujourd’hui, le voyage et ses découvertes peuvent vraiment commencer. Youpi, c’est parti !

Je suis arrivée la veille à Kagoshima, fatiguée de mes 24 heures d’avion et de trains et je n’ai pu que me régénérer sans profiter de la ville. Ce matin, je me réveille comme une fleur à 07h45. Il fait déjà jour depuis six heures du matin et le soleil ne se couchera que vers 18h30. Les journées de printemps sont plus longues qu’en automne et du coup c’est moins le speed pour les visites.

Cette journée est dédiée à la visite d’Ibusuki à une petite heure de train de Kagoshima vers le sud, réputée pour ses bains de sable chaud. J’en profite pour prendre un des magnifiques trains spéciaux mis en service sur Kyushu en plus des trains classiques et qui sont superbes autant à l’extérieur qu’à l’intérieur. J’en parle ici.

 


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A la gare JR de Kagoshima-Chuo, le train « Ibusuki no Tamatebako » avec seulement 3 départs par jours est déjà sur le quai.  Le premier de la journée étant à 9h55 cela me laisse le temps de réserver ma place, car c’est indispensable pour monter à bord.

C’est une attraction sur le quai de la gare et nombreux sont les touristes ne venant uniquement que pour prendre des photos.

N’ayant réservé que quelques minutes avant le départ, je n’ai pas eu droit aux meilleures places situées faces aux grandes vitres. Je verrai que ce sont des trains très prisés et serai déconfite le lendemain de ne pouvoir prendre celui de Kumamoto, déjà complet.


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Le train est une tuerie. Les boiseries , les sièges colorés, les mini espaces bibliothèque, le coin enfant. Le trajet ne dure que 50 minutes et passe le long de la côte ce qui permet de voir le volcan Sakurajima. Mais ce matin, pas vraiment… Il est masqué dans le décor car il y a beaucoup de brume.

 

La petite gare d’Ibusuki est accueillante et les quelques personnes qui étaient dans le train avec moi se dirigent toutes en face de la gare pour prendre le bus. A l’extérieur les bains de pieds ouverts à tous sous un préau sont malheureusement en travaux.


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J’ai juste pris le temps au petit office de tourisme de la gare de savoir comment me rendre aux bains de sable et à Cap Nagasakibana. Je pensais louer un vélo mais le monsieur m’a gentiment mais catégoriquement dit « non » et de prendre le bus. « Rain »  dit-il. Oui en effet il a plu un peu et le ciel est toujours chargé. J’aurais vraiment préféré louer un vélo et ainsi être libre de mes horaires mais les locations de vélos n’ont sans doute pas ouvert aujourd’hui. Et il n’a pas plu une goutte de la journée…
Bon du coup je suis obligée de me déplacer en bus ce qui ne me plait pas trop car ils sont peu fréquents, seulement un toutes les heures. Mais ce n’est peut-être pas plus mal car vu les côtes et les distances il est fort probable que j’en aurais bavé.
J’ai également récupéré les horaires du Kagoshima Kotsu bus, un pass bus pour la journée à 1100 yens qui a été rentabilisé pour mes trois trajets de la journée.


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Le premier arrêt « Yamagawa sunamusi mae » au bout de 30 minutes est pour les bains de sable chaud au Sunamushi Onsen « Sayuri ». Le bus s’arrête un peu au milieu de nulle part.
Il y a ensuite 10 minutes de marche pour y accéder et la balade sur une petite route peu fréquentée est très sympa. On voit petit à petit se rapprocher l’établissement avec ses fumées de vapeur d’eau tout en longeant la plage de sable noir.

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Une fois déchaussée à l’entrée du vieux bâtiment, il faut prendre un ticket au distributeur. Heureusement le monsieur de l’accueil m’a aidé pour choisir le ticket et je n’ai pris que le bain de sable à 820 yens. Les bains de sable font parti d’un plus grand complexe appelé Healthy Land et on peut aussi prendre un ticket combiné avec les onsens en plein air qui ont une belle vue sur le Mont Kaimondake ou d’autres en intérieur. Ils sont situés un peu plus loin et on peut les rejoindre en navette gratuite qui passe en gros tous les quarts d’heure car à pied c’est un chouia loin.

Avec ce ticket, le monsieur m’a donné un yukata mais pas de serviette. En fait il fallait soit en amener une soit en acheter une au comptoir. Ce que j’ai essayé de demander mais il n’a pas du tout compris et m’a fait aller direct aux vestiaires pour femmes. Je n’ai pas osé insister alors tant pis pour la serviette.

Il y avait encore 3 femmes à l’intérieur du vestiaire, j’ai dû mettre ma pudeur de côté et complètement me déshabiller pour mettre le yukata. J’ai ensuite mis mes affaires dans un box avec une clé accrochée au poignet puis direction les sables. Tout est fléché, il n’y a qu’à suivre. Après avoir chaussé des tongs mises à disposition j’ai pu garder mon appareil photo. Il y a plusieurs petits seaux en plastique pour les emmener. Ils pensent à tout !


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ils m’ont fait allonger sur du sable tout noir avec un petit monticule exprès pour caler la tête. Ils ont été un peu étonnés que je n’ai pas de serviette ….. J’ai seulement répondu par un sourire, pas évident d’expliquer en langage des gestes que le monsieur de l’accueil ne m’avait rien donné. Mais le sable étant très gros, il est parti très vite de mes cheveux par la suite.

ils m’ont alors entièrement recouverte de sable jusqu’au cou en prenant soin de bien me fermer le yukata sur tout mon corps et m’ont dit de rester 10 à 15 minutes en me montrant la grande pendule en face de moi. Le sable est bien lourd et très rapidement il a commencé à faire très chaud là dessous voire bouillant mais bon, pas insurmontable non plus. Même si sable est très lourd et très chaud, pour 15 minutes ça va. Placés au bord de la plage, on pouvait entendre les vaguelettes tout à côté et se laisser bercer.

Juste derrière les gens allongés en rang, il y a un grand bassin d’eau bouillante qui certainement doit circuler sous le sable pour le chauffer.

Je ne dirai pas que ça fait un bien fou mais l’expérience est rigolote et agréable. Finalement 15 minutes sont suffisantes car à part faire une sieste très courte, on s’ennuie un peu ….

Puis vient le moment où on se demande si on va réussir à se sortir de ce sarcophage. Un léger effort et on se libère du poids du sable.

Ensuite direction le bain pour se rincer du sable. Tout est encore une fois bien indiqué pour se diriger vers le bain en intérieur. Je dois remettre le yukata et sa ceinture dans un bac avant de me rincer à la douchette. Tant pis …. je comptais un peu dessus pour me sécher …


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A l’extérieur du bâtiment, on trouve des patates douces et des œufs cuits à la vapeur de ces eaux bouillantes pour seulement 50 yens. Je n’ai goûté que la patate douce qui était vraiment savoureuse mais fait l’impasse sur les œufs.

Le temps de faire ma pause cigarette, la navette qui emmène au Healthy Land à 2 km à pied par la route (mais en fait, juste au sommet de la colline au dessus des bains) est déjà partie. Je repars donc par la route pour ne pas rater le bus suivant qui va m’emmener à cap Nagasakibana. Chemin faisant le chauffeur de la navette suivante s’arrête à ma hauteur pour savoir si je veux monter et je me dis qu’elle va me rapprocher. Ok, merci monsieur c’est sympa mais en fait mauvais plan car elle s’enfonce bien loin de la route principale et il me faut repartir en arrière en speedant bien cette fois pour attraper le bus.

Le trajet pour le Cap passe devant le Flower Park dont l’extérieur est largement fleuri. Nous sommes peu nombreux, pas plus d’une dizaine à débarquer à l’arrêt Nagasakibana. Après quelques mètres on tombe sur le temple Ruygu. Petit mais atypique et charmant. Entre les piliers du torii, on aperçoit le phare.


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Les paysages du Cap sont super beaux. Le phare et les rochers rouges sur la mer qui se trouvent à quelques petites minutes de marche donnent un peu l’impression d’être au bout du Japon.


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Je suis restée un bon moment sur cette plage de sable noir avec le mont Kaimondake au loin tout symétrique et pointu. J’ai récupéré un peu de ce sable en souvenir. Il sera placé à côté de la pierre de lave du Mont Fuji, du sable de Tottori et de celui d’Amanohashidate.

De retour à Ibusuki, il n’y a pas grand chose à faire, la grande rue commerçante est déserte. En recherche de plaque d’égout pour ma collec je tombe par hasard sur une plaque à l’effigie d’un Pokemon juste à droite de la gare, en face du koban. Pêche miraculeuse car la plaque est toute récente. En fait si j’avais eu plus de temps en arrivant le matin, j’aurais vu le panneau affiché à la gare qui montrait les emplacements des nouvelles plaques d’égout – Pokemon réparties un peu partout en ville.


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Le trajet de retour en train local est bien plus long qu’à l’aller car il s’arrête à chaque gare. L’animation vient de tout les scolaires qui rentrent chez eux en tenue d’écolier.