Fukuoka 2019 – Dazaifu Tenmangu, Kaeru Dera et Maizuru Park

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Dimanche 31 Mars 2019


 

Pour ma première journée à Fukuoka, j’ai prévu d’aller voir le sanctuaire Dazaifu Tenmangu à une demi-heure de train puis de profiter d’être dans le coin pour faire un saut au temple Kaeru Dera, le temple des grenouilles. De retour à Fukuoka, j’aurai le temps de voir le parc Maizuru et ses cerisiers en fleurs.

J’avais tellement de lieux à visiter à Fukuoka et ses alentours qu’il a bien fallu que je choisisse une sélection pour mes trois journées sur place. C’est donc au sanctuaire shinto Dazaifu Tenmangu que je me rends en premier ce dimanche.

Avant de quitter ma chambre d’hôtel, je prépare bien tous les trajets que je dois effectuer en train avec leurs horaires en faisant toutes les captures d’écran nécessaires car je serai sans connexion internet et pas forcément proche d’un WIFI gratuit.

Pour économiser un peu sur le métro, je me rends à pied à la gare Yakuin de la compagnie privée Nishitetsu qui conduit au sanctuaire. Mon pass de train JR ne servira à rien aujourd’hui ….

Je profite de la balade tranquille pour passer  ̶p̶a̶r̶ ̶l̶e̶ ̶p̶a̶r̶c̶  par le marché Yanagibashi Rengo Market qui promet de belles découvertes culinaires dans une ambiance traditionnelle. Mais oups … fermé le dimanche ??? Bon il faudra que je revienne lors d’un prochain voyage !


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Du coup je me rends direct à la gare Yakuin à 10 minutes pour commencer ma visite par le temple des grenouilles, Kaeru Dera très peu touristique et ensuite le sanctuaire Dazaifu qui lui est trèèèès connu.

Sur le quai de la gare, je me suis rendue compte qu’on était dimanche (la magie des vacances !) et donc que je n’avais pris les bons horaires car comme c’est une compagnie privée les horaires sont un peu différents le week-end. Heureusement il y avait du réseau internet sur le quai et j’ai pu faire vite fait de nouvelles captures d’écran.

Seulement en voyant la queue qui se formait sur le quai, j’ai réalisé qu’un dimanche le sanctuaire allait être pris d’assaut par les touristes si j’y allais vers midi aussi j’ai complètement changé mes plans et je suis descendue à l’arrêt Nishitetsufutsukaichi (non, non je ne me rappelle pas du nom par cœur) pour prendre la correspondance vers Dazaifu.


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En effet, arrivée au temple vers 10 heures du matin, il y a déjà beaucoup de monde. Enfin pas sur la photo du dessus …. mais j’attends toujours qu’il n’y ait plus personne ce qui explique que je prends beaucoup de temps parfois.  La jolie petite gare est coordonnée au sanctuaire avec ses balustrades rouges et ses rideaux suspendus. Je prends un petit plan touristique ce qui me permet de voir qu’il y a moult choses à faire et voir dans cette ville mais, comme tout le monde, je me dirige de suite vers le sanctuaire en passant par la rue piétonne et commerçante à droite de la gare.


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Après avoir traversé le sublime grand pont qui passe au dessus d’un étang, on arrive devant la grande porte qui ouvre sur l’enceinte du sanctuaire. Le pont est en trois parties, deux ponts arrondis (me rappelant celui de Sumiyoshi Taisha à Osaka) encadrant un pont plat. 

Sur la droite se trouve le chozuya où l’on se purifie les mains et la bouche avant de pénétrer dans le lieu sacré.


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Dans la cour, on retrouve les éléments traditionnels des sanctuaires shinto : le bâtiment principal ou honden, les offices où acheter les amulettes porte-bonheurs, ou les ema, sorte de plaquettes de bois décorées où l’on inscrit ses vœux. Bien sûr s’y trouvent aussi les panneaux de bois où sont accrochés les ema et les omikuji, ces prédictions divines écrites sur papier qui sont nouées à des branches ou autre support en cas de mauvaise fortune.


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Ici, il y avait également des ema sous forme de calebasses, ce que je n’avais jamais vu encore.


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Nouveautés pour moi également ces inscriptions calligraphiées sur papier. Serait-ce une forme d’omikuji ?


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J’ai un peu craqué à cause de la foule, aussi je n’ai pas pris le temps d’aller explorer les alentours du sanctuaire. Je suis repartie vers la gare pour reprendre le train dans l’autre sens et changer de nouveau à la station au nom interminable (Nishitetsufutsukaichi). De là, j’ai repris un train sur la ligne Tenjin Omuta Line vers le sud jusqu’à la gare de Mitsusawa. Heureusement que j’avais les horaires sur ma tablette car tous les trains ne s’arrêtent pas dans cette petite gare et il n’y avait pas d’indication au départ ou alors en japonais.


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A un kilomètre de la gare se trouve le temple bouddhiste Nyoirinji ou encore Kaeru Dera. Temple absolument, incroyablement dédié à la grenouille (kaeru). Comme il y a 10 000 torii au sanctuaire de Fushimi Inari de Kyoto, il y a ici au moins 10 000 grenouilles sous toutes leurs formes, couleurs et matières.

C’est en faisant mes repérages en France que je suis tombée sur le blog d’une jeune française, vivant à Fukuoka, qui partage de très beaux et très sympathiques articles sur la région. En tombant sur son article sur le temple des grenouilles, il fallait absolument que je trouve un moment pour le visiter.


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J’ai fait le trajet à pied absolument seule dans les rues vers le temple, ce qui m’a fait tout drôle après la cohue de Dazaifu. Je pressens que là, je vais être bien plus au calme et enfin ressentir l’expérience zen qui émane de ce genre de lieu. En effet, en entrant il n’y a presque personne.


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Je suis restée presque deux heures en prenant soin de visiter chaque recoin plusieurs fois. C’est un peu comme un labyrinthe, il y a des petits passages un peu partout qui donnent sur plusieurs petits endroits. La cour principale est elle aussi plutôt petite mais tellement riche de détails. Un superbe coin fumeur, que dis-je un coin, un centre fumeur car il n’est même pas planqué derrière les toilettes comme on le voit souvent et il est aménagé d’une belle table et bancs en céramique. Un joli mobile fait de lamelles de pierre rose et mauve fait gling gling tout doucement.


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Je suis allée acheter un ema à l’effigie d’une grenouille verte en souvenir. Le moine m’a proposé un feutre pour y écrire mes vœux mais je lui ai fait comprendre que je voulais le garder. Il m’a alors demandé d’où je venais et il a paru ravi de savoir que j’étais française. Bon … En voyant mon appareil photo, il m’a alors donné un livret de photos du temple avec des photos incroyables prises à chaque saison. J’ai été très sensible à son cadeau.

Je suis ensuite rentrée dans une petite maisonnette juste à côté où ils conservent leurs collections de grenouilles dans deux pièces réduites. Il y avait de quoi rester des heures sur ces quelques mètres carrés afin de regarder chaque grenouille. En peluche, en céramique, en pierre, en plastique, de toutes les tailles, de toutes les formes, du plus kitsch au plus raffiné. Il y avait même Kermitou du Muppets Show. c’était vraiment impressionnant mais impossible de tout scruter car il a bien fallu que je décolle à un moment.


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Moins grandiose et majestueux que le sanctuaire Dazaifu, j’ai, néanmoins et de loin, préféré ma rencontre avec cet endroit. Merci à la petite française de Fukuoka !

 


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Puis je suis repartie avec la patate à Fukuoka dont je n’ai encore rien vu.

Il était tôt donc j’ai mangé mon pique-nique dans un parc, à côté de la gare de Tenjin, connu pour accueillir la jeunesse. Bon il faisait très ventû et le parc Kego n’est pas très joli sous les rafales de poussière.
Un peu plus loin, à deux kilomètres, se trouve le parc Maizaru avec tous ses cerisiers en fleur. Comme c’est dimanche, tout le monde faisait hanami.


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A l’intérieur du parc se trouvent les ruines du château de Fukuoka dont il ne reste que les hauts murs et un bâtiment, le Korokan, tout en longueur qui donne sur un petit pré où beaucoup de monde se prélassait sous les très nombreux cerisiers.


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Parmi la foule, ill y avait tout plein de jeunes en cosplay en train de se photographier au milieu des branches de cerisier prenant la pose, le regard vers le haut, une petite moue sur les lèvres.

Juste à côté, on accède au point de vue sur la ville depuis le point le plus haut des ruines. Il faut être patient pour y parvenir par le petit escalier qui voit le flux incessant, montant et descendant des visiteurs. Une mer de fleurs de cerisiers s’étend sous nos yeux en offrant une vue à 360°. On peut voir au loin la tour de Fukuoka et le Dôme qui sont au bord de la baie.


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En me dirigeant vers le métro, je passe par un autre parc où les gens ont posé leurs traditionnelles bâches bleues pour pique-niquer. Les gens s’approvisionnent en nourriture et boissons dans les stands qui sont là pour l’occasion.


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Il y a une belle ambiance comme toujours, les gens sont heureux de se retrouver et de faire la fête. En levant les yeux au ciel, j’aperçois une quantité incroyable de rapaces qui aimeraient bien participer au repas. Les gens n’ont pas l’air affolés mais il m’arrivera d’être moi-même repérée par ces petits oiseaux lors de mon pique-nique sur la plage le lendemain et je n’ai pas fait la fière.

 

Le dos vanné et les pieds en compote, il me reste à rentrer en métro cette fois, direction la gare de Hakata, station la plus proche de mon hôtel. Je passe le long de l’étang du parc Ohori, contigu au parc Maizuru sans avoir le courage de le visiter. Non mais c’est sûr, je reviendrai.