Mont Fuji – 2017

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Dimanche 3 décembre 2017


 

 

 

Je profite d’être à Tokyo pour retourner voir le Mont Fuji pendant la saison des momijis. J’y suis allée deux journées au printemps 2016 parmi les cerisiers en fleur et cela avait été, sans surprise, un grand coup de coeur.

N’ayant que la journée, je me contente seulement de faire la balade autour du lac de Kawaguchiko qui offre un excellent point de vue sur le volcan sans être trop proche non plus.

Cela devient difficile de se lever le matin ! En mode marathon depuis bientôt trois semaines, les réveils sont de moins en moins faciles. Mais le ciel est d’un bleu profond, c’est nickel pour voir le Fujisan qui a parfois tendance à se couvrir en journée. Aussi réveil à 06 h 30 pour rejoindre Kawaguchiko à 120 km de Tokyo et trois heures de train.


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Il y a un changement de train à Otsuki qui n’est pas pris en charge par mon JR Pass car il emprunte une voie ferrée privée donc on doit payer un supplément de 1140 yens aller.

Le Mont Fuji est magnifique déjà dans le train. Il a beaucoup moins de neige qu’au printemps bien sûr mais il reste beau, paisible.

On arrive en gare très tranquillement. Le train roule à 10 km à l’heure depuis quelques temps vu le type de voie étroite qui passe à côté des maisons et des potagers. Je me dépêche d’accéder à la sortie et payer le supplément aux guichets pour ne pas attendre derrière les nombreux autres passagers. Comme ces français qui m’ont doublée à la caisse pensant passer tranquille avec leur pass JR mais ne savaient pas pour le supplément. Le mec râle :  » à quoi ça sert d’avoir un pass si on doit payer  » et j’explique vite fait pourquoi à sa femme.


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Je sors de la gare en terrain connu et vais au coin fumeur sur la droite de la gare pour contempler le Fuji. Il est 10h30, la journée peut commencer !

Pour être plus libre de mes mouvements et ne pas me retrouver entassée, comme j’ai vu les gens aujourd’hui, dans les minibus tout mignons mais tout petits et peu fréquents, j’ai loué un vélo en face de la gare sur la gauche à côté du 7-Eleven  C’était plus cher que les tarifs rencontrés au Japon en général, 1500 yens la journée en vélo classique mais bon c’est la seule dépense sur le site.

Je ne regrette pas mon choix car j’ai pu vraiment aller où je voulais et quand je voulais, à la différence des bus touristiques qui m’avaient un peu contrainte l’année précédente mais qui m’avaient permis d’aller visiter bien plus loin un chouette village-musée, Iyashi no sato.

Bien sûr je me paume direct sur mon beau vélo vert en pensant reconnaître la route mais que nenni. Bon, GPS au secours et c’est bon, me voilà sur les bords du lac. Il y a une lumière fabuleuse avec ce soleil mais il est derrière le Fuji.

Je fais une première pause au bord du lac au tout début du circuit pour ramasser quelques pierres de lave qui recouvrent les rives. Un peu plus loin c’est la cohue pour faire la visite en bateau touristique (que j’avais faite sans autant de monde la dernière fois) ou pour monter en téléphérique.


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Arrivé de l’autre côté du lac je fais ma pause pique-nique sur la berge. Il n’y a personne, juste le cloppi-cloppa des vaguelettes et le beau Fuji en face de moi.


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Je continue mon tour sans faire la boucle car on ne le voit plus à partir du tunnel aux momijis.

 

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J’ai revu le Fuji, mon image d’Épinal, certes avec le soleil dans les yeux tout le temps mais je préfère ça à devoir annuler pour cause de pluie ou arriver et le retrouver couvert de nuages. Ce n’était pas une visite aussi riche qu’en 2016 où j’ai pu voir plus de choses mais juste un petit coucou en passant  dans le coin (ouais, six heures de train quand même), comme un pote qu’on à plaisir à retrouver un bref moment.